the social network (film)

Paris - Avant première Photos

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Paris

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Paris - Tapis Rouge

Publié le par Yohan

La première photo de Justin sur le Tapis Rouge de l'avant première de The Social Network à Paris!

Plus de photos demain!

A noter que le film entre 1er au Box office US avec $23 millions en 3 jours, devant  La Légende des Gardiens: Les Chouettes de Ga'Hoole et Wall Street l'argent ne dort jamais !

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Et une nouvelle critique du film!

 

Via:

Lorsque le projet de faire un film sur la création de Facebook fut lancé, beaucoup y voyait une mise en chantier opportuniste sur un phénomène de société mais qui n’abritait aucun potentiel cinématographique.

Que David Fincher soit un grand réalisateur, personne ne dira le contraire sa filmographie parlant d’elle-même (Alien 3, Seven, Fight Club, The Game, Benjamin Button…), mais il est vrai que The Social Network ressemblait fort à un appel Hollywoodien auquel ce grand monsieur aurait succombé. C’est donc avec un scepticisme certains que nous avons pu découvrir cette semaine ce nouveau film, scepticisme qui ne fit que rendre la gifle un peu plus forte, tant The Social Network se révèle être purement et simplement du grand cinéma !

Passionnant, enivrant, déroutant, les qualificatifs ne manquent pas pour décrire le nouveau Fincher, adaptation du livre « The accidental billionaires», livre désavoué par Mark Zuckerberg (estimant qu’il s’agit d’une pure fiction). Mais s’il est évident que plusieurs choses doivent être de l’ordre du fantasme, la trame de fond sur le parcours de Zuckerberg pour lancer ce qui deviendra le plus grand réseau social du monde reste basé sur des faits avérés.

Une trame de fond superbement écrite par le scénariste Aaron Sorkin (La guerre selon Charlie Wilson) et transcendée par la mise en scène et le montage de Fincher. Un scénario tout en finesse qui nous accroche dès la première séquence pour ne jamais nous relâcher. Une première séquence aussi épurée que fondamentale, et qui met en exergue tout les enjeux dramatiques de l’histoire et la manière qu’aura le réalisateur de traiter artistiquement son film. Car sous des apparences simplistes, The Social Network est plus complexes qu’il n’y parait, notamment par les allers retours incessants entre deux procès actuels contre Zuckerberg, et le passé sur la création du site. Certains s’y seraient cassés les dents, mais Fincher impose son style sans que le spectateur ne s’y perde un seul instant, malgré des accélérations incroyables du rythme, pas seulement visuelles mais aussi verbales, comme pour faire une parabole sur la vitesse de circulation de l’information sur Facebook.

L’objectif pour Fincher n’est pas de pointer du doigt le jeune créateur comme bad guy de l’histoire, il le présente même comme plus intelligent que les autres, mais bien de créer un film générationnel sur une société changeante, une société où le social est au cœur d’internet alors que les échanges se font seuls derrière un PC.  Zuckerberg, développeur génial et étudiant surdoué  à Harvard en est son principal témoin. Celui qui était considéré comme un « nerd », celui qui n’avait que peu d’amis, celui qui jalousait ses quelques amis qui accédaient à certains « clubs » de l’école, celui qui était totalement égocentrique va devenir l’un des maîtres du monde en créant Facebook. Une création quasi divine dont seul Zuckerbeg semble comprendre les tenants et les aboutissants et son potentiel à court et moyen terme. Mais cette sucess story n’est pas née d’elle-même mais bien d’une suite d’événements le poussant à assouvir une soif de reconnaissance continue. The Social Network s’attarde d’ailleurs longuement sur le fait que l’idée du site ne provienne pas de Zuckerberg mais des frères Winklevoss (champions d’Avirons), lesquels l’attaqueront plus tard pour que justice soit faite.

Mais qu’est un vol d’idée en comparaison avec sa mise en application ? Fincher le montre bien par l’intermédiaire de son personnage qui lors d’un échange vigoureux lors du procès, balancera aux deux frères et à leurs avocats "Si vous avez vraiment inventé Facebook alors pourquoi n'avez-vous pas inventé Facebook?" "Vous pouvez vous mettre sur mes épaules et raconter à tout le monde que vous êtes plus grand que moi, cela n'y changera rien".
Et oui, une idée géniale ne vaut rien si elle ne se concrétise pas…et c’est là évidemment tout le génie de Zuckerberg, d’avoir rendu tout possible.


Entouré de quelques amis proches qui n’hésiteront pas à subventionner son idée, le jeune prodige va donc faire croitre petit à petit son site jusqu’à attirer l’attention de Sean Parker (le créateur de Napster), très jeune entrepreneur et génie qui deviendra en quelques temps le mentor de Mark. Justin Timberlake entre donc par la porte des grands en livrant une interprétation impeccable, tout en ambivalence en jouant entre plusieurs registres, du sympathique au carnassier. Forcément, avec Facebook on parle de centaines de millions de dollars et même si ces jeunes génies ont encore leurs boutons d’acné, force est d’admettre que leur emprise sur le monde dépasse l'entendement.

Et cette prise de conscience est quelque part effrayante. The Social Network montre à quel point ces presque encore ados ont pris le pouvoir par le talent, l’égocentrisme tout en créant leur propre règle du jeu. L’intervention du directeur d’Harvard est à ce titre très révélatrice à mi-film lorsqu’il incendiera les frères Winklevoss en rétorquant qu’à Harvard, chaque jeune cherche à créer un nouveau travail plutôt que d'en trouver un.

The Social Network est un film générationnel brillant dont il est difficile de trouver des défauts. Intense du début à la fin, disposant de nombreux niveaux de lecture, il prouve une nouvelle fois que Fincher est un réalisateur aussi éclectique que talentueux. Cynique à souhait, le film ne porte aucun jugement sur les différents personnages qu’il met en scène mais les inscrits dans une sphère à la fois géniale et condescendante donc relativement méprisable par le commun des mortels, lequel est représenté par la jeune avocate présente lors des procès « Vous n’êtes pas un sale con Mark, mais vous faites tout pour l’être ». Fincher y peint le portrait d'un garçon plus intelligent que les autres, tout en affichant clairement un paradoxe perturbant : celui qui a compris mieux que quiconque les interactions sociales pour les transposer du réel au virtuel n'a su conserver aucun de ses amis...

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Critique The Social Network

Publié le par Yohan

Le très sérieux site Slates.fr vient de publier une critique sur TSN, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas la plus élogieuse

Regardez bien cette bande-annonce. Pendant les 40 premières secondes, vous y verrez plus de Facebook que durant les 2 heures de The Social Network, le biopic de Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, qui sort le 13 octobre en France:

Contrairement à ce que semble indiquer ce «trailer» qui s'adresse opportunément aux 500 millions de personnes inscrites sur le réseau, The Social Network n'est pas un film sur la génération Facebook, mais plutôt un film de procès (réussi) qui raconte avec un dispositif minimal (une salle de réunion, des avocats et des protagonistes qui livrent leur version) l'accouchement difficile de la start-up Facebook.  Pour les pokes, il faudra repasser. Ici, on parle pouvoir,  trahison et millions de dollars.

Adapté du livre-enquête controversé The Accidental Billionaire de Ben Mezrich, The Social Network se concentre sur la création de Facebook quand Mark Zuckerberg était étudiant à Harvard.

Voici donc la légende telle qu'elle est imprimée: un soir de déprime, après s'être fait largué par sa copine, Zuckerberg crée Facemash, un Hot or not des filles du campus en récupérant frauduleusement des bases de données. 22.000 connexions en quelques heures. Le site fait exploser les serveurs d'Harvard, lui vaut un conseil de discipline et un début de gloire sur le campus. Auréolé de sa nouvelle étiquette de pirate cool, Zuckerberg se fait courtiser par les frères Winklevoss qui veulent monter le réseau social d'Harvard. Il accepte pour la forme mais monte dans son coin un projet similaire, TheFacebook, première version du site qui le rendra célèbre. Première trahison. Suivie d'une seconde avec son associé de la première heure, Eduardo Saverin, qui sera ejecté quand la start-up traversera les Etats-Unis pour s'installer en Californie.

Drogue et filles mineures

Mark Zuckerberg semble beaucoup s'inquiéter de l'image que renvoie de lui le film, auquel il a refusé de collaborer. Quelques jours avant la sortie en salle aux Etats-Unis, le patron de Facebook a donné 100 millions de dollars pour des projets éducatifs dans des écoles défavorisées. Pourtant, Zuckerberg sort plutôt renforcé du film, ou tout du moins mythifié dans la figure désormais classique du hacker devenu PDG. Il est dépeint comme asocial, maladroit, infidèle et opportuniste, mais d'abord comme un génie. Qu'il ait emprunté l'idée d'un réseau social d'Harvard à d'autres, peu importe! seule compte la mise en forme qu'il a réalisé à la perfection. Après tout, MySpace et Friendster existaient déjà à l'époque.

Le personnage de Sean Parker (joué par Justin Timberlake), fondateur de Napster qui se penche sur le berceau Facebook, offre en plus une patine rock'n'roll à Zuckerberg: des excès, de la drogue et des filles mineures. Après avoir vu le film, cette photo de la villa Facebook de Palo Alto qu'on trouve dans les profondeurs de sa page Facebook s'apparenterait presque à un shooting dans la villa Nellcôte où les Rolling Stones ont enregistré Exile on Main Street. Ouais, vu comme ça, c'est pas évident.

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Si Zuckerberg s'en tire mieux que dans le livre The Accidental billionaire, c'est paradoxalement parce que le scénariste du film, l'excellent Aaron Sorkin, est très méfiant face à Internet. Le scénario polyphonique, où s'opposent les versions des différents protagonistes de l'histoire, est construit comme une critique métaphorique de la propagation des rumeurs infondées sur le web. Les accusations des frères Winklevoss et de Saverin sont sans cesse contre-balancées par la version Zuckerberg. «C'est avec une facilité confondante que [sur Internet] une assertion peut se transformer en vérité», explique Aaron Sorkin.

L'anonymat, la base de l'Internet?

Cette vision paranoïaque empêche l'oeuvre de pouvoir prétendre au statut de film générationnel comme le souhaitait le réalisateur David Fincher. La parano associée à Facebook ne porte pas sur la propogation de fausses informations, mais plutôt sur la problématique des données personnelles accessibles à tous. Une question qui n'est abordée que de manière parabolique dans The Social Network: lors du conseil de discipline à Harvard après la création de Facemash, Zuckerberg est accusé de «violation de la vie privée». Beau début de carrière pour l'entrepreneur qui clamera des années plus tard que la notion de vie privée est désuète.

Le film passe complètement à côté de la réflexion sur les usages de Facebook. Il y avait beaucoup à dire sur les modifications des relations amoureuses, surtout si l'on part du postulat scénaristique que Zuckerberg a créé le site la rage au ventre après une humiliante rupture. On remarquera juste cette phrase lâchée par Zuckerberg en pleine réflexion pour le lancement de TheFacebook: «Le moteur de la fac, c'est de répondre à la question "Avec qui tu couches?"». Après cette avancée théorique, Mark Zuckerberg part en courant rajouter dans le code la fonction «In a relationship», dont on peut effectivement penser qu'elle a contribué au succès du réseau social. Mais on ne saura rien sur l'histoire du poke.

Aaron Sorkin n'a en fait rien compris à l'Internet d'aujourd'hui, qu'il définit ainsi en interview: «C'est comme si vous étiez à un match des New York Giants et qu'une personne ivre criait quelque chose à un joueur, l'attaque personnelle la plus blessante, le truc le plus grossier, quelque chose qu'il n'oserait jamais lui dire en face [...] Mais on peut le hurler quand on est noyé dans la foule». Problème: l'anonymat, c'est précisément ce que Mark Zuckerberg essaie de faire disparaître sur Internet en imposant aux utilisateurs de mettre leur vrai nom, ce qui était la principale nouveauté de Facebook par rapport à MySpace.

The Social Network est un bon biopic. Mais pour une fiction sur Facebook, autant regarder ce clip:

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Peter Travis

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Interviews avec Peter Travis (dont la critique positive de The Social Network est utilisée pour la promo)

+ Inside The Social Network
+ Justin, Acting or Singing?
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