The Social Network N°1 en France!

Publié le par Yohan

Le huitième long métrage de David Fincher, The Social Network, a effectué le meilleur démarrage aujourd'hui à 14h à Paris en attirant plus de 2 211 spectateurs dans une combinaison de 24 salles. Il s'agit d'un démarrage inférieur au dernier film du réalisateur américain, L'Etrange histoire de Benjamin Button, qui avait attiré 3 900 personnes lors de ses premières séances parisiennes en février 2009.

Arthur 3 La guerre des deux mondes est sur la deuxième marche du podium avec 2 065 entrées (20 salles). Réalisé par Luc Besson, le troisième volet des aventures d'Arthur réalise logiquement un démarrage très inférieur aux deux premiers volets qui étaient sortis au mois de décembre. Arthur et les Minimoys et Arthur et la vengeance de Maltazard avaient respectivement attiré 11 280 et 4 670 spectateurs lors de leurs premières séances en 2006 et 2009.

Elle s'appelait Sarah est le seul autre film à dépasser la barre du millier de spectateurs, avec 1 159 entrées (20 salles). Ce drame français de Gilles Paquet-Brenner (Gomez & Tavarès, Les jolies choses) est porté par Kristin Scott Thomas.

Source : Ciné-Chiffres. Premières séances parisiennes du 13 octobre 2010

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Via Ozap; Crédit Photo: Wired

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TSN: Interview de Justin à Paris

Publié le par Yohan

On l'a déjà dit et redit, The Social Network est notre coup de coeur du moment et même sans doute le meilleur film que nous ayons vu cette année. Rien que ça ! Vingt mois après L'Etrange Histoire de Benjamin Button, le réalisateur David Fincher est déjà de retour derrière la caméra avec ce film, qui, sur le papier lors de son annonce, faisait sourire avec son concept de "Facebook - le film". Les premières images des teasers et de la bande-annonce avait déjà annoncé la couleur : The Social Network est bien plus qu'un simple film sur facebook et raconte l'histoire d'un destin hors-du-commun, celui d'une "success story" ancrée dans notre époque comme aucune autre, celle de Mark Zuckerberg, créateur de ce réseau social incontournable aujourd'hui.

Dans la peau de Mark Zuckerberg, Jesse Eisenberg (vu dans Zombieland) fait bien évidemment des merveilles, accompagné par un casting pour le moins incroyable en terme de performance d'acteurs : Andrew Garfield (le prochain Spider-Man) ou encore Justin Timberlake (dont on pensait déjà énormément de bien dans Southland Tales et Alpha Dog). Un autre héros se cache derrière le film : Aaron Sorkin, scénariste qui étale tout son talent ici à travers notamment des dialogues géniaux jusqu'au moindre mot, et qui s'était déjà illustré avec La Guerre selon Charlie Wilson. Ce sont tous ces talents à qui nous avons donné la parole à notre micro, sur le tapis rouge de l'avant-première européenne du film, le 3 octobre dernier à Paris !

 

Via Film Actu (cliquez si la vidéo ne fonctionne pas)

 



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TSN: critique des Inrocks

Publié le par Yohan

Les inrocks:

"The Social Network" ou le triomphe d’un homme qui a trahi ses proches pour construire un empire. Le triomphe aussi d’une rencontre : celle du storytelling génial d’Aaron Sorkin, créateur d’"A la Maison Blanche", et de la puissance visuelle du réalisateur David Fincher.

 

Il existe un lien très fort entre capitalisme et libido – les universitaires l’ont prouvé : créer des entreprises, faire des coups de fric, baiser la concurrence est jouissif, paraît-il. Racontant la création et l’envol de Facebook, The Social Network illustre cette théorie en la renversant : c’est la libido d’un étudiant frustré qui a engendré presque par hasard l’une des plus fortes aventures capitalistes récentes.

 

Si le film de David Fincher est fidèle à la réalité, Facebook semble né d’une suite de hasards. Nerd casse-pied, brillant geek de l’informatique, largué par sa copine, un peu déprimé et très bourré, Mark Zuckerberg a eu un soir l’idée de se venger en piratant le réseau informatique d’Harvard pour y créer un site et faire voter pour la meuf la plus canon du campus. Succès foudroyant. Avec l’aide et l’argent de son copain roommate, Zuckerberg développe rapidement son idée de réseau social informatique, plus par jeu et “geekerie” obsessionnelle que par cupidité.

Mais l’Amérique étant l’Amérique et l’argent son moteur dominant, les vautours (Justin Timberlake, très bon en prédateur easton-ellisien) ne tardent pas à rôder autour de Zuckerberg et de ses idées.

 

Fincher et son scénariste Aaron Sorkin ont réussi un bijou d’écriture, tant dans la construction générale que dans le détail des dialogues. Partant d’un gigaprocès où Zuckerberg affronte ses anciens partenaires, le film se construit en flash-backs successifs, et le suspense rétrospectif ne se dément jamais. Les répliques fusent à cent à l’heure, comme du Hawks sous coke. Mais dans la guerre entre hommes et femmes que racontait Hawks, les femmes ferraillaient à égalité. Dans The Social Network, elles sont marginalisées. Le capitalisme, et peut-être aussi la “geekerie”, est un truc avant tout masculin, où les gagnants sont les plus malins, cyniques et couillus : plutôt Fight Club (David Fincher, 1999) que La Dame du vendredi (Howard Hawks, 1940).

 

Autre leçon : les réussites capitalistes contemporaines vont très vite, au diapason de l’accélération du monde et de la technologie. C’est à la fois fascinant (un ado en mal de sexe devient milliardaire en quelques clics) et effrayant : les ennuis tombent aussi vite et lourdement que la fortune sur les épaules de Zuckerberg. On pense bien sûr à la crise actuelle, résultante de cette accélération folle de l’écofinance, qui plane dans le hors-champ du film.

The Social Network ne se veut pas tant un film sur Facebook que sur les paradoxes et contradictions de l’Amérique et du capitalisme contemporains. Dans cette loterie brutale, une bonne idée peut porter n’importe qui vers les sommets. Mais attention, le système veille et vous contraint à vous plier à ses règles. Cette folie à la fois attirante et répugnante se synthétise dans le physique d’angelot boudeur de Zuckerberg (Jesse Eisenberg). L’acteur, génial, incarne magnifiquement cette nouvelle race mutante : visage et tenue à manger des Pépito, mais génie spécialisé qui peut valoir des milliards. Le capitalisme vampirise ses enfants, ne leur laisse plus le temps de grandir.

 

En sortant de ce film riche de lectures multiples et au rythme d’enfer, on se pose une question : milliardaire, Zuckerberg a bien changé le monde en voulant juste pécho des meufs. Mais est-il heureux ?

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TSN: critique de Libération

Publié le par Yohan

  
Demain sort sur les écrans français le très attendu nouveau long métrage de David Fincher, The Social Network. Ecrit par Aaron Sorkin d’après le best-seller de Ben Mezrich, ce film retrace la genèse de Facebook, le réseau social aux 500 millions d’amis. Aux côtés de Jesse Eiseinberg et Andrew Garfield (qui jouent respectivement Mark Zuckerberg et Eduardo Saverin), le chanteur Justin Timberlake incarne Sean Parker, créateur de Napster ayant aidé Zuckerberg à trouver des investisseurs pour Facebook.

 

Sans plus attendre, voici l’entretien mené à Paris la semaine dernière avec l’acteur et pop star Justin Timberlake au sujet du film :

 

Hum.

Bon, vous l’aurez compris, c’est un peu léger. Permettez-nous de vous expliquer pourquoi, en évitant d’avoir l’air de cracher dans la soupe si possible. La semaine dernière, donc, Sony Pictures invite des journalistes à rencontrer l’équipe du film. Est ainsi proposé à Libé de rencontrer en mode junket vidéo, pour le site internet, les trois comédiens principaux du film (Eisenberg, Garfield et Timberlake, donc). On a vu le film, on le trouve très bien, du coup banco, même si l’on se doute que la durée prévue (5 minutes par tête de pipe) ne va pas laisser grande marge de manœuvre.

Une fois sur place, au chic hôtel Bristol, on patiente entre Nikos Aliagas qui tweete comme un fou et une journaliste japonaise (la presse internationale était conviée) avant de rencontrer les acteurs. Petite précision pour les novices (et nous l’étions alors) de ce genre d’exercice : on y arrive les mains dans les poches, les entretiens étant filmés par un prestataire unique sur place, qui vous transmet dès la fin de la rencontre les bandes vidéo. C’est plus rapide, et peu importe si cela explique pourquoi toutes les interviews promo de films hollywoodiens sont identiques dans les journaux télé, de TF1 à la Rai en passant par la BBC. Et la même chose semble désormais valoir pour le web, où la problématique du temps (de lecture) y est pourtant différente. Résultat : les comédiens enchaînent mini interviews après mini interviews comme des bêtes de foire, et les journalistes ont à peine le temps de leur serrer la pince qu’ils sont déjà priés de déguerpir. Encore une fois, rien de scoopesque là dedans, on s’en doutait bien, mais le constater en vrai a quelque chose d’assez sidérant.

 

Au final, nous voilà donc devant un Eisenberg un peu absent (« votre journal a quel âge ? » aura été sa seule marque d’intérêt), un Garfield plutôt cool (on l’a un peu calmé par contre en lui disant que le groupe Facebook « Andrew Garfield fera un super Spider-Man » n’a que 3 membres, « oh man it’s depressing » dira-t-il) et un Timberlake saoulé de devoir répondre pour la 98ème fois à une question sur l’ironie de le voir jouer le créateur de Napster, qui a plus ou moins calmé à vie l’industrie musicale, quand on est soi-même popstar (sa relative froideur nous a même dissuadé de tenter le point Godwin qu’on avait envisagé).

 

Le caractère ubuesque de l’exercice a pour paroxysme le compte à rebours, façon bombe à retardement, qui s’affiche lorsque débute la dernière minute de l’entretien (qui dure 5 minutes en tout, pour mémoire). Alors qu’il restait 20 misérables (enfin dans le cas présent, considérables) secondes pour papoter avec Timberlake, le cadreur impatient nous arrête, prétextant que le temps de poser la question et d’y répondre ensuite « va retarder tout le monde ». OK. C’est l’usine, on ne va pas retarder la chaîne. Du coup, dans la vidéo que vous avez pu voir ci-dessus, nous n’avons gardé que la première question-réponse, histoire de ne pas trop faire perdre de temps aux internautes aussi.

 

 

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TSN: Interview

Publié le par Yohan

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