oprah

Oprah Master Class: Sexy back, les Rolling Stones, et l'amour

Publié le par Yohan

Voici la troisième et dernière partie de la traduction du reportage chez Oprah.
 
Traduit par Nico, Sonia et Lara
JT : Je ne me sentais plus comme faire partie de la scène teen pop, c'est pourquoi la chanson était ce qu'elle était. Vous avez un magazine comme Rolling Stone qui écrit "C'est son premier album solo"... tu sais... "ça va planter ou briser tout le décor". Mais je repensais à toute la musique qui m'a influencé, avant même mes 10 ans, qui m'a naturellement influencé... tu sais, la voix de Marvin Gaye, la voix de Donny Hataway, et les voix de Al Green et Stevie Wonder et Michael Jackson. Travailler sur mon album solo, le voir sortir et être ce qu'il était, a vraiment été pour moi la première chose qui m'a dit que j'allais faire une carrière en faisant exactement ce que tout le monde me disait que je ne devrais pas faire.
 
J'ai dû convaincre les gens que 'Sexy Back' était ma chanson. Les gens ne pensaient même pas qu'elle était de moi, ils pensaient que c'était une blague. J'ai dû appeler quelques programmateurs de radio pour leur dire "Non sérieusement, c'est ma chanson." J'ai eu une dispute avec le président du label avec qui j'avais signé à cette époque: "Cette chanson ne marchera jamais"... J'ai dit "Il suffit de la sortir!". J'ai accepté de tourner un clip pour un deuxième single deux semaines avant que la chanson ne sorte. On avait donc un deuxième single prêt à sortir si jamais la chanson ne marchait pas. Mais j'y croyais, vous savez, je croyais en ce qui pouvait faire que les gens y croient aussi. J'ai vu que les gens y croyaient aussi. Donc je suppose qu'il y avait un risque, mais tu apprends vraiment à juger ton instinct. Et mon instinct est tout ce que j'avais...et c'est une chose puissante. 
 
Ellen: Donc, je sais que tu voulais... je veux dire, tout le monde te connaîs comme chanteur mais tu voulais jouer dans des films depuis quelque temps déjà, et maintenant tu fais un film dont on ne peut que rêver... je veux dire, 'The Social Network' s'en sort tellement bien, et maintenant tu bénéficies de ce buzz des Oscars, c'est énorme pour toi!
 
JT : C'est typiquement humain de se faire avoir, et de recevoir beaucoup d'autres fois, mais à la fin de la journée ça ne change pas ton ambition... Ça ne change pas la mienne, c'est sûr. Et parfois, avec les films, certains d'entre eux sont mieux accueillis que d'autres et certains ne sont même pas bien accueillis du tout. Mais ça ne change pas pourquoi tu es là. Les gens vont le juger qu'ils l'aiment ou non, tu ne peux être tenu pour responsable de ça, tu n'es pas là pour faire quelque chose de facile. Tu es là pour te lancer des défis.
 
Tu sais, ce que je préférais au moment du dîner, c'était de faire rire mes parents, de toutes les manières possibles. Si je réussissais à faire rire mes parents, alors c'était une soirée réussie pour moi, et j'étais seulement un enfant. Les projecteurs étaient tout le temps sur moi à la maison. Donc c'est pourquoi je suis devenu cette sorte de clown que je suis maintenant. Tu te rappelles des mecs comme Jerry Lewis et Donald O'Connor... Tu sais, Donald O'Connor était pour moi tout aussi impressionnant que Jean Kelly dans 'Singing In The Rain'. Tu sais, cette performance d'arriver à faire rire. Je regardais ça encore et encore et encore. Je suis émerveillé par ça. C'est vraiment une référence de mon subconscient à chaque fois que je fais quelque chose dans le Saturday Night Live. Ces mecs qui étaient des artistes de la danse et de la chanson, qui pouvaient utiliser leur forme physique pour traduire quelque chose de drôle. Faire rire de cette façon de... ça fait circuler ton sang d'une autre façon... mais pour y arriver tu dois faire circuler ton sang deux fois plus vite!
 
Euh... Bien sûr, pourquoi ne voudrais-je pas parler de ça ?
 
Je reçois un appel de Mick Jagger et il me dit: "on fait un concert de bienfaisance pour un énorme festival et on adorerait que tu viennes jouer". Immédiatement, je réponds "bien sûr, je vais me libérer". Après, je regarde la liste des chanteurs: Rolling Stones, AC DC , The Guess Who, Rush... Ensuite je regarde le milieu de la liste et je vois mon nom. Je me rappelle m'être dit en regardant le flyer: je ne crois pas que je devrais être là .
 
Je vais sur scène et on me jette plein de bouteilles de bière, des bouteilles d'eau. C'était un peu comme dans le film de Paul Thomas Anderson "Magnolia", avec les grenouilles. C'était genre 1... 2... 100. On continue la première moitié du numéro et il pleuvait des débris. Je les esquive en me penchant à droite, à gauche et je continue à chanter. Ces mecs étaient des monstres! On arrive à l'interlude Zepellin, puis Cry Me A River et soit ils ont décidé d'arrêter de jeter des choses ou bien ils n'avaient plus rien à jeter. Puis le maître de cérémonie arrive et j'étais là genre ooookay, et je crois qu'il voulait me faire descendre de la scène mais je lui ai dit: "non, je vais finir mon numéro"
Et donc j'ai fait tout le set. Il était prévu que je retourne sur scène avec les Rolling Stones un peu plus tard, donc j'ai demandé à voir Mick. Je suis parti dans sa loge et je lui ai dit:  "je ne pense pas que ce soit une bonne idée que je remonte sur scène" et il m'a dit: "on aimerait vraiment que tu restes et que tu fasses la chanson avec nous". J'ai dit: "ok, mais je vais littéralement me coller à toi. Partout où tu marches, je serai juste derrière toi."
Je regarde le numéro des Stones, et les gens continuaient à jeter des choses! C'est la 4ème chanson qu'ils font, et les gens ont jeté des trucs sur la scène pendant les 3 premières chansons. C'est là que j'ai réalisé qu'ils étaient juste bourrés. Je me suis dit bon, ok. Donc je monte sur scène, et là, quelque chose vole. On se tenait l'un à côté de l'autre et une bouteille d'eau a littéralement volé entre nous 2. On se regarde, et avant même que l'un de nous ne puisse réagir, Keith Richards avance. Il a vu le mec qui a fait ça. Il le pointe du doigt et je ne sais pas ce qu'il a dit, mais on ne peut pas le dire dans cette émission de toute façon, mais il tapait sur sa poitrine comme Tarzan. Il a dit "jette la sur moi ! Jette la sur moi ! JETTE LA SUR MOI, MEC" et il revient vers moi, il me tape dans la main et il reprend le riff. Je me disais: "je n'oublierai jamais ce moment". J'ai fait des doigts d'honneur à quelques hommes barbus, mais pendant toute cette journée j'étais détruit parce que je me disais... putain, ils me jettent des bouteilles. Ils en ont jeté à Keith aussi.
Mais bon, j'étais vraiment content d'avoir fini mon numéro ce jour-là. C'était une histoire drôle. J'ai bu une bouteille entière de Whisky cette nuit-là, après le concert.
 
JT: Ce que j'ai appris sur l'amour? C'est quelque chose de splendide! Aimer ce que tu fais a tellement de valeur. Il y a beaucoup de personnes dans le monde qui ne sont pas capable de le dire, et si tu l'aimes, comme je dit, si tu ne progresses pas, si tu ne cherches pas à aller de l'avant, alors tu ne te rends pas service. Cela peut être avec le travail, ta femme, ta mère, ton meilleur ami. C'est une connexion! Tu cherches à atteindre un certain niveau. Personnellement, je suis novice dans le mariage. Et ce n'est pas parce que tu es marié que tu dois arrêter de sortir avec cette personne. C'est excitant pour moi. 
 
OPRAH: Que c'est mignon! Justin s'est marié à l’actrice Jessica Biel en 2012, et ils essayent de garder leur relation privée, et je respecte ça. Du haut de ses 33 ans, nous allons parler de Justin pendant encore beaucoup d'années! Un talent naturel, faisant son travail et qui adore ça. Pour lui, tous les jours représentent une opportunité de connaitre de quoi nous sommes faits et c'est pour cette raison que Justin, tu es un maître.
JT: Être un maître c'est quelque chose qui a pris du temps pour moi. La manière dont je fais cela c'est comme un apprenti. Si je n'apprends pas ce que je fais, je le fais différemment, j'essaye de nouvelles choses. C'est plus logique pour moi. Avoir une carrière ce n'est pas faire tout le temps la même chose encore et encore. J'aime être un apprenti. Le moment où je vois quelqu'un et je dis: "Je n'ai aucune idée de comment faire ça, alors nous allons découvrons-le ensemble". Cela m'inspire et me donne envie.  C'est tellement logique que sa m'excite à apprendre ce que je fais. Je suis reconnaissant de cela, honoré pour ne pas être conforme et de continuer à faire les choses que tu ne penses pas être capable de faire. Car tu vas découvrir de quoi tu es fait, tu vas découvrir de quelle matière tu es constitué. 

Publié dans oprah

Partager cet article

Oprah Master Class: NSYNC

Publié le par Yohan

Voici la deuxième partie de la traduction du reportage chez Oprah Winfrey
On parle de la période NSYNC et de son envie de se lancer en solo.
 
Traduit par Siham et Carmelita

JT: J’avais un agent de booking, une sorte d’agent commercial à Atlanta et il représentait aussi un autre gars. Son nom est Chris Kirkpatrick, et j’ai eu cet appel de Chris qui disait : "je forme un groupe"…Je crois que c’est à peu près tout ce qu’il m’a dit: "je forme un groupe".

 

Il y a un gars là-bas qui a créé tout ça, et c’était l’une de ces choses ou encore une fois j’ai regardé ma mère et dit; je pense qu’on peut aller à DisneyWorld pour un autre week-end, et si ça ne marche pas…ça ne marche pas.

Et encore une fois je me suis retrouvé à Orlando.

On a rappelé Chris et il nous a dit qu’il y avait aussi un autre gars qui pouvait être génial pour ce groupe. Son nom est J.C. On s’est retrouvé tous les trois assit les uns à côté des autres à Orlando, c’était impressionnant. Je n’avais que 14 ans, donc c’était surréel.

Il y avait un gars qui travaillait à Universal Studio, à un de ces liveshows dont on avait entendu parler, qui avait des aptitudes musicales. Son nom est Joey Fatone. On l’a rencontré et d’un week end à une semaine on était quatre, mais nous n’avions pas de chanteur à voix grave. Mon ancien coach vocal, quand j’avais 10 ans à Memphis, nous l'avons appellé et dit "connaissez vous un gars qui peut chanter naturellement avec une voix grave?" et il a répondu que c’est un gars dont la mère ne le laisserait jamais faire ça. On a fait prendre un vol à la mère de Lance jusqu’à Orlando, et elle a décidé de laisser à Lance une chance. La suite vous la connaissez, nous étions un groupe.

 

On ne savait rien à propos de rien, mais on savait qu’on pouvait chanter ensemble. On était juste heureux d’être en studio et de faire de la musique, qui impliquait ces grands producteurs de l’époque et d’apprendre. On était constamment en train d’apprendre, depuis le début on se souciait beaucoup de ça. On avait cet enregistrement et la suite vous le savez, on a fait une tournée mondiale. On a commencé par l’Europe en jouant dans des festivals et c’est devenu de plus en plus énorme. Puis on est revenu aux Etats-Unis à cette spéciale émission télé, puis notre premier album a été récompensé disque de diamant…On se demandait tous qu’est-ce qui était en train de se passer.

Puis on a eu notre premier chèque d’un montant de 10 millions de dollars et on s’est tous regardé du genre "est-ce que cela à du sens pour vous"?

Et ça c’était ma première leçon dans l’industrie musicale.

Oprah : "Dans les années 1990, les boys bands étaient énorme. Vous vous rappelez des années 90? Le producteur Lou Pearlman était le cerveau de certains des groupes les plus populaires : les Backstreets Boys, O- Town et celui qui les a tous éclipsé : NSYNC.

Leur premier album solo s’est vendu à 11 millions d’exemplaires, et Justin a avoué ne pas l’avoir cru jusqu’à avoir ouvert son chèque".

 

JT: On voulait faire un audit, ce qui est un mot marrant entre partenaires dans n’importe quel business impliquant de l’argent. Le gars qui nous a formés à l’époque détournait des fonds et c’était pire que ce que l’on croyait. J’avais genre 17/18 ans à l’époque et on a décidé de lui faire un procès. Tout ce qu’on voulait était garder le nom NSYNC, on voulait notre nom pour continuer à travailler. On ne souciait pas de ce qu’on avait perdu.

C’était un moment où on était vraiment sur le point d’exploser. C’était une période difficile à vivre parce qu’on ne savait pas si on allait se séparer. Avec tout ce qui se passait c’était évident que nous allions être foutus. Le juge a blanchi nos prénoms et on était près à aller de l’avant. Avec toute cette période de procès et découvrant combien d’argent on était en train de perdre, je me suis rendu compte qu’il y avait un temps pour l’amitié et l’autre le business.Tu peux dire n’importe quoi mais ce qui est en petit caractère, c’est en noir et blanc

JT: C'était quelque chose de fou pour nous. Nous avons décidé de nommer le prochain album "No strings attached". Cet album représentait la liberté. Nous sentions que nous avions évolué. Nous avons enregistré l'album. La semaine de la sortie de l'album, nous sommes allés à TRL (chaine de télé de MTV). C'était incroyable, tout Time Square avait été littéralement fermé. Huit, neuf, dix blocs essentiellement composés d'adolescents. Et je me souviens avoir regardé JC et lui avoir dit : "Souviens toi de ce moment parce qu'il y a une très forte chance pour que rien de tout cela ne se reproduise un jour". Je n'avais jamais vu quelque chose d'aussi grandiose.
 
Présentateur TRL: En deux ans d'antenne, je n'ai jamais imaginé pouvoir voir autant de monde sur MTV. Vous, les gars vous êtes maintenant là.
JTNous sommes en train de prendre le dessus.
Présentateur: Il y a quelques jours, nous vous avons entendu en live. Et vous étiez aussi là la semaine dernière. C'est vraiment un moment excitant pour vous.
Chris Kirkpatrick: C'est normal vous avez pris soin de nous. Merci MTV !
 
Je commençais à réaliser que les choses étaient plus grandes que ce nous avions imaginé. Nous avons quitté TRL. Ensuite, nous sommes allés en direction de l'aéroport. Et là je me souviens qu'un mec m'ai interpellé. Et nous nous nous sommes dit avec le groupe "Oh mon dieu nous avons vendu 1 million d'album ?". Et ce mec nous a dit: "Non ! Vous avez vendu 1 million d'album aujourd'hui !". On était super surpris avec les autres. On n'arrivait pas à le croire. C'était l'un des moments les plus incroyables que j'ai vécu. Et je me souviens que je m'étais dit que rien ne pourrait plus jamais être comme ça.
De 2000 à 2001, les choses ont commencées à changer. Nous avons fait une performance au Marine Stadium. Nous avons joué aussi au Giants State Stadium. Et oui, le Giants State Stadium. Nous avons enchainé 5 soirées consécutives. Ce qui faisait approximativement de 200 à 300 000 personnes pendant 5 soirées. C'est pourquoi un jour je me suis dit "je ne veux plus faire cela". Je commençais à sentir qu'à presque 20 ans il était temps pour moi de découvrir qui j'étais vraiment en tant qu'artiste, enfin de découvrir ma propre voie. Je l'ai fait pendant 6 ans pour les gars. Et chaque matin, je me réveillais avec le sentiment qu'il était temps de voler de mes propres ailes en tant qu'artiste solo.  
 
Tout le monde n'arrêtait pas de me dire "Mais qu'est-ce que tu fais? Pourquoi tu veux partir? Tu fais partie du meilleur groupe au monde". C'est en même temps l'une des meilleures et des pires choses que j'ai fait parce que c'étais assez difficille de dire adieu à cette ère. Mais je sentais que la musique changeait et je sentais que moi aussi j'étais en train de changer. Et la première "graine" de tout ce changement était la chanson que j'ai écrit qui s'appelait "Gone". Elle a fini sur notre 3ème et dernier album. C'était la première fois que je pouvais faire ce que je voulais. Et je l'ai apportée aux gars et je leur ai dit: "Nous avons une réunion d'une heure pour le 3ème album". J'avais aussi d'autres chansons. Mais je dois avouer que je l'avais écrit initialement pour Michael... Michael Jackson. Après j'ai eu le mot du patron: "Il est sur le point de mettre cette chanson sur l'album". On a donc ensuite décidé de la couper. Mais c'était le genre de chanson qui me tenait à coeur car je l'avais écrit. Et le fait que le plus grand artiste de tous les temps l'ait écouté et m'ait appelé en me disant qu'il voulait que la chanson soit coupée. De plus, il souhaitait faire un duo avec moi dessus. Malheureusement, j'ai dû lui dire qu'elle était déjà sortie en tant que morceau du groupe N'Sync. Et je lui ai donc proposé si nous pouvions faire cette chanson en tant que featuring N'Sync et Michael Jackson ou Michael Jackson featuring N'Sync. Mais il était catégorique sur le fait qu'il voulait vraiment faire un duo uniquement avec moi. Et je pense que c'était la première fois ou il m'est venu à l'esprit de faire quelque chose seul.
 
C'était LA première fois ou j'ai eu la confiance nécessaire pour sauter le pas. Et je savais que la musique à laquelle je m'intéressais était différente par rapport à tous ce que nous avions précédemment fait. Pour la première fois, je sentais que c'était un nouveau départ. Je n'ai jamais dit à personne cette histoire concernant Michael Jackson.

Vous savez lorsque vous m'observez, vous devez comprendre que je représente l'Amérique. J'aimais Nirvana quand j'avais 14 ans mais j'aimais aussi Missy et Timbaland. J'aimais également D'Angelo. J'ai toujours aimé les Beatles et les Stones donc, mes influences sont donc très diverses. Et la liste est longue... ( rire ). En grandissant autour de Memphis, nous n'avions pas tous les concerts à cette époque là. Et même si il y en avait, je ne pouvais pas les voir car nous avions un budget très serré. 

Je n'avais jamais vu Michael Jackson performer en live jusqu'à ce que je monte avec lui sur scène. Je l'avais juste vu dans des vidéos, donc ce n'était pas Michael Jackson en tant que tel pour les enfants mais les chansons de Michael Jackson. Idem pour Garth Brooks, mais les chansons de Garth Brooks parce que nous avions la radio. J'ai donc grandi en aimant les films, les chansons. Ce n'était pas les acteurs, les musiciens ou les popstars mais les séries et les chansons. C'était les seules choses que je pouvais voir et ça comptait plus pour moi. Et je voulais savoir comment cela se passait et c'est pourquoi j'ai commencé à me soucier de l'écriture des chansons.

... à suivre =)

Publié dans oprah

Partager cet article

Oprah Master Class: Star Search et le Mickey Mouse Club

Publié le par Yohan

Voici la traduction de la première partie de l'interview de Justin pour Oprah.
JT parle de son enfance, de Star Search et du Mickey Mouse Club.
Traduit par Marion et Ines
Oprah Master Class: Star Search et le Mickey Mouse Club
JT: Je ne sais pas ce que j’ai le droit de dire dans une émission d’Oprah mais… On m’appelait la tapette, le blanc qui se prend pour un noir, le p’tit blanc.
J’ai plus ou moins grandi sans jamais vraiment trouver ma place au sein d’un groupe de gens, pour commencer. Mais ça ne m’embêtait pas plus que ça car je me voyais différent, je ne me voyais pas comme quelqu’un qui rentre vraiment dans un moule.
 
Oprah: Chacun a une histoire. Et il y a quelque chose à retenir de chaque expérience.
Un homme: quand l’espoir est là, c’est comme si vous attiriez les bonnes choses vers vous.
Une femme: Nous avons tous cette petite voix au fond de nous…écoutez-là.
JT: Faites quelque chose de différent, faites quelque chose d’original, faites quelque chose de différent à chaque fois.
Une femme: Restez à l’affût de ce qui se passe dans votre monde.
Une autre femme: Soyez grandiose.
Oprah: Et nous faisons tous partie du même bateau…
Une homme: Vous devez vous regarder dans le miroir et aimer cette personne en face de vous, car c’est avec elle que vous allez devoir collaborer aujourd’hui.
Une femme: Nous ne sommes pas censés être parfaits, nous sommes censés être entiers.
Une autre femme: Quand vous apprenez…vous enseignez…
Oprah: Servez-vous de votre vie comme une leçon.
 
Oprah: Chanteur, acteur, l’artiste par excellence. Justin Timberlake est le gars qui fait que tout paraît facile. En grandissant à Memphis, la musique était partout autour de Justin. Il était évident pour sa maman, Lynn, qu’il avait un don.
Alors qu’il avait tout juste 11 ans, elle l’emmena un jour au centre commercial afin de passer une audition pour “Star Search”: vous vous souvenez de ce programme ? Même s’il ne gagna pas, sans aucun doute une star était née. Il fut choisi pour jouer dans le "MMC" le tout nouveau Club de Mickey, aux côtés de futures superstars comme Ryan Gosling, Britney Spears et Christina Aguilera. Puis, Justin s’est vu demandé d’intégrer un boy band flambant neuf ; le groupe était “N’Sync”, et avant qu’il n’ait atteint ses 18 ans, il était déjà l’une des plus grandes stars dans le monde.
Mais la musique n’a toujours été qu’une seule partie de ce qu’il faisait. Acteur accompli, il a déjà été à l’affiche d’une douzaine de films, et ses apparitions dans le Saturday Night Live sont quasiment légendaires. Il a un talent naturel. Mais comme dit Justin, ce don ne garantit pas le succès, ce qui compte c’est comment vous comptez travailler dur pour y arriver.
JT: Il y a cette interview que j’ai fait il n’y a pas très longtemps, et il (le journaliste) a commencé par dire “Tu me fatigues”, puis il me dit “Tu sais je suis censé te détester” et je lui ai répondu “oh non faudrait pas, ça avait plutôt bien commencé…et puis qu’est-ce que tu veux dire par là ?” Il me dit “eh bien tu sais c’est genre tu fais ça et tu donnes l’impression que c’est facile, et puis tu fais autre chose et tu donnes encore l’impression que c’est facile…”. Et je lui ai dit “euh attends ce dont tu parles est littéralement la chose la plus difficile que j’ai accomplie jusque maintenant”. Vous savez, faire en sorte que cela paraisse facile est ce qui est le plus difficile, toutes ces fois où je me regarde dans le miroir…chaque fois que vous avez cet instrument entre les mains, vos doigts s’engourdissent, vous avez des crampes dans les pieds, vous êtes épuisé…et c’est ce que je retiens de mes parents, vous savez, quand ils me disaient “si tu te donnes à plus de 100%, si tu te donnes à 115% disons, alors il y a de bonnes chances pour que tu y arrives” à savoir quelque part dans les années 90. Cela faisait sens pour moi. L’idée que quelque chose mérite que l’on ait, mérite que l’on y mette toute son âme, que l’on travaille dur, que l’on répète, que l’on continue à travailler lorsque l’on se retrouve seul, pour devenir à l’aise dans ce que l’on fait. De manière à ce que lorsque l’on se retrouve sur scène, on est prêt. Et après, vous pouvez littéralement faire abstraction de tout cela et simplement vivre le moment présent. Et faites quelque chose de différent, faites quelque chose d’original, faites quelque chose de différent à chaque fois. Parce que tout ce travail que vous avez fourni vous donne en retour cette raison d’être, cette raison d’être-là et, et vous êtes juste, vous y êtes.
 
Je n’ai commencé à trouver ma voix, en tant qu’individu, que lorsque j’ai commencé à chanter. Et jusqu’à mes 8 ans, eh bien je regardais mes pieds, je me promenais les yeux vers le sol. Ce n’est pas que, ce n’est pas que j’étais particulièrement timide, c’est juste que, eh bien, je suppose que je sentais que j’étais à part. Et donc je ne savais pas quoi dire. Grandir à Memphis (dans le Tennessee), était intéressant; car on connaît la ville pour sa musique, il s’agit d’un vrai creuset de cultures, vous savez, "la maison du blues", "le berceau du rock’n’roll"... Et du coup il y avait une vraie mixité de culture dans le domaine artistique, mais cette mixité de culture va de paire avec la mixité ethnique. Et pour moi, en grandissant, je n’étais pas vraiment comme les enfants noirs car j’étais blanc, tout simplement. Et je n’étais pas vraiment comme les enfants blancs car je, ben j’aimais ce qu'on appelait, vous savez, la "musique noire".
En grandissant là-bas, j’ai toujours senti que j’étais différent. Et ce n’est que lorsque j’ai commencé à chanter à la paroisse…où, c’est bien connu, c’est l’endroit parfait pour trouver le courage de chanter, parce que même si vous chantez mal, tout le monde dit « Amen » à la fin. Que vous ayez bien chanté ou non. On vient de chanter complètement faux mais… "Loué soit Dieu, Amen", à la fin. Et, c’est vraiment là-bas que j’ai trouvé le courage de, en quelque sorte, sortir de ma coquille, et j’en ai appris bien plus sur moi, en tant qu’individu, en étant sur scène qu’en communiquant simplement avec des gens de mon âge.

Un des centres commerciaux de Memphis faisait des auditions pour l'émission "Star Search". Si vous regardez ça maintenant et que vous êtes trop jeune pour savoir de quoi il s'agit: c'était l'ancien American Idol. À cette époque, Garth Brooks était extrêmement célèbre. J'ai auditionné avec deux chansons : celle de Percy Sledge "When a Man Loves a Women" et une de Garth Brooks "Two of a kindil me semble.
Et donc, j'ai atterri sur le lieu de l'audition de Star Search. J'avais probablement 10 ans à cette époque. Quand je suis arrivé là-bas, on te fait rencontrer les producteurs de l'émission, on te fait t'asseoir... Tu te rends compte que c'est une machine bien huilée! Ils te disent : c'est ce que tu vas chanter, c'est ce qu'on aimerait bien que tu portes...
J'étais impressionné! Tout était très organisé à l'avance. Ça serait mentir de dire que j'étais déçu, parce que je voulais vraiment chanter "When a Man Loves a Womané de Percy Sledgey mais eux s'attendaient à ce que je chante de la country - le type de musique dont j'étais aussi heureux de chanter! Car j'étais enthousiaste de participer à cette émission.
 
Ed Mcmahon, le présentateur :
"Très bien ! Découvrons les scores que les juges ont accordés. Anna Nardona reçoit 4 étoiles ! Le score parfait! Le challenger Justin Randall reçoit 3 et un quart d'étoiles!"
C'est drôle, je me rappelle avoir dit à ma mère :  "eh bien, on doit aller à Disney World pour un week-end" Et ça a été, jusque là, l'aspect positif.
Nous étions dans le tram, sur le chemin du retour pour Memphis, juste ma mère et moi, et il y a eu un de ces flash qui dure 10-15 secondes entre deux publicités : "Auditions pour le Mickey Mouse Club de Disney Channel" Et c'était ça!
Ils disaient l'emplacement, où est-ce que l'audition allait se dérouler. Ma mère et moi, tous deux, fixions véritablement l'écran et nous nous sommes regardés du genre...
Nous nous sommes rendus à cet endroit lors de notre retour à la maison, car nous pensions que ça pouvait être sympa!
Ils te donnent un monologue à apprendre en 1 heure avant l'audition. Tu chantes une chanson et ils commencent à mettre de la musique et là, tu danses. J'ai dû faire tous les pas de Thriller que je maîtrisais. On m'a rappelé à la suite de cette audition pour aller à un casting à Orlando. C'est qui est assez drôle puisque j'y revenais - c'était là où Star Search était enregistré.
J'ai perdu la première fois à Star Search et si j'avais gagné ne serait-ce qu'une seule fois, je n'aurai jamais eu cette occasion.
J'ai appris énormément durant ce week-end! Sur comment était le monde du spectacle, et comment lorsqu'une porte se ferme, une fenêtre peut s'ouvrir. J'apprenais... J'avais de très bonnes leçons de vie sur ce que signifiaient le succès, la défaite et toutes ces choses...et cela avait vraiment de l'importance.
Ce qui est amusant concernant cette émission télé est qu'elle ne comportait seulement que 2 saisons. Le groupe d'enfants aujourd'hui connus comme "venant du Mickey Mouse Club", n'étaient présents que pour deux saisons, donc ça ne pouvait pas être très bénéfique. Mais c'était un apprentissage très précieux pour nous tous. Comment se comporter face à la camera, face à un public et ce qui fonctionne ou non. À cet âge vous ingurgiter tout ce que l'on vous dit de faire, peu importe ce que tu fais.
 
C'était beaucoup d'amusement, mais aussi beaucoup de travail. Ce que je veux dire c'est que tu apprends comment travailler et à quel point peut être difficile la comédie et le fait de monter une émission en une semaine.
C'est drôle car c'est très similaire à l'élaboration du Saturday Night Live, la différence étant que ses producteurs, et que Dieu les bénisse, travaillent avec 20 enfants, et non pas 20 adultes se comportant comme des enfants... 20 véritables enfants.
C'est pourquoi, je pense, que j'ai commencé à donner plus d'importance au développement de mon jeu d'acteur, et toutes ces différents cours sur comment devenir un acteur. Et j'avais les cours directement ! Ma classe était la scène, ma classe était le studio, elle se déroulait face à la caméra. C'était des moments vraiment précieux, mais quand l'émission se termina j'avais 12 ans et je suis retourné à Memphis... à l'école. Jouer au basket comme tous les autres enfants.
Mais tu n'es plus comme les autres, tu es l'un de ceux de l'émission de télé, et ils doivent penser que tu crois meilleur qu'eux.
Donc je suis devenu vraiment doué pour trouver ma place parmi tous les autres. Quand j'étais jeune, je cherchais à grandir avec tout les autres, je devais travailler dur pour me faire des amis car j'étais perçu comme différent .
 
Le plus précieux des conseils que j'ai reçu vient de ma mère. Elle m'a dit : "Je veux que tu saches que tu as un don! Personne d'entre nous ne sait d'où est-ce qu'il provient mais tu as un don, et ce don d'une certaine manière, va rendre ta vie pleine de défis, car il va mettre à l'épreuve ton caractère" Et me dit : "Cette chose que tu fais tellement bien, instinctivement et naturellement ne signifie pas que tu es meilleur que quiconque.  tel point tu vas devoir travailler dur pour te rendre compte de cela."
 
La suite du reportage bientôt =)

Publié dans oprah

Partager cet article

Vidéo: Oprah Master Class

Publié le par Yohan

Voici le reportage entier de JT dans l'émission d'Oprah!

> Traductions:

Partie 1 | Partie 2 | Partie 3

Publié dans oprah

Partager cet article

"J'ai du convaincre les gens que SexyBack était ma chanson"

Publié le par Yohan

"J'ai du convaincre les gens que SexyBack était ma chanson"
Voici un nouvel extrait du reportage d'Oprah, Justin parle de Sexyback.
 
Ce n'est pas nouveau puisqu'il en avait déjà parlé en interview mais il dit:
"J'ai du convaincre les gens que Sexyback était ma chanson, les gens ne pensaient même pas que c'était moi, ils pensaient que c'était une blague. J'ai du appeler des programmateurs radios pour dire: Non, Sir c'est ma chanson"
 
Justin dévoile également:
"Nous avions un deuxième single prêt à être envoyé si la chanson ne fonctionnait pas. Mais j'y ai cru (...) Je n'avais que mon instinct, et c'est une chose très puissante"

Publié dans oprah, Emissions TV-radio

Partager cet article

1 2 > >>